fan fction

fan fction
bonjour à tous !!!

j'ai crée ce blog pour publier ma fiction qui parle de Hésitation mais du point de vue edward. ça ma demandé énormément de travail car il a fallu retranscrir tous les dialogues !! à la virgule près !! bref svp faîtes au moin l'effort de commencer à lire !! si vous aimez vraiment pas ... ba dites le moi dans un com's !! comme sa je le saurais !!

# Posté le lundi 01 juin 2009 09:05

prologue

prologue
Prologue

Le cerf en face de moi n'avait aucune chance, j'étais un vampire assoiffé, qui avait plus d'un siècle d'expérience en matière chasse. Un seul bond nous séparait, une trentaine de mètres que je franchis avec aisance. Mes dents s'enfoncèrent dans ses chaires comme dans du beurre. J'aspirais le sang sans trop y penser. Comme toujours mon esprit pensait à elle. Pensait-elle à moi ? Une question qui me semblait stupide, avant que Bella n'entre dans ma vie. Maintenant, comme tous les amoureux du monde je me demandais à quoi pensait la femme de ma vie. Sauf que dans mon cas, la question c'était rallongée. Elle devenait aussi, plus douloureuse, pensait-elle à moi ou à Jacob ?
J'abatis un deuxième cerf et un puma avant de retourné vers mon existence, son origine, son c½ur, sa raison.
Je marchais tranquillement, à une allure humaine. Heureux d'exister –sinon de vivre. Je me rassurais, c'était à moi qu'elle avait dit oui, à moi, pas à Jacob. C'était lui qu'elle avait abandonné pour venir me sauver, en Italie. Moi, à qui elle avait pardonné ma fuite. Elle m'aimait. Pas d'un amour aussi incroyable que celui que je lui portais, mais elle m'aimait. Pour ça, pour elle, j'aurais fait n'importe quoi.
C'est donc l'esprit tranquille que je dirigeais vers la maison de Bella.





ba moi perso je le trouve un peu bizard ce prologue ... et vous ?? mais lisez la suite c'est mieu !!

# Posté le lundi 01 juin 2009 09:23

chapitre 1

chapitre 1
Liberté


J'arrivais devant chez Bella un peu en avance ; même si nous n'avions pas de rendez-vous proprement dit, elle n'aimait pas que j'espionne ses conversations.
« -... A propos, ne pourrais-tu pas m'autoriser à sortir d'ici ? J'ai été plutôt sage, non ? » Dit-elle sur un ton volontairement léger.
Cette discussion trottait dans la tête de Charlie depuis une petite semaine, mais il ne savait pas comment aborder le sujet avec sa fille.
« -Justement, j'y arrivais
-Excuse-moi, je suis perdue. De quoi discutions-nous ? De Jacob ? D'Edward ? De ma punition ?
A la mention de Jacob je me tendis. Charlie aimait bien ce chien, et malheureusement Bella aussi.
-Un peu des trois.
-Et... le lien ?
-Bon d'accord, soupira-t-il ; et j'entendis le mouvement de l'air quand il leva ses mains au ciel. J'estime que tu mérites une remise de peine pour bon comportement. J'ai rarement rencontré d'adolescente aussi peu pleurnicheuse que toi.
-Tu es sérieux ? s'écria-t-elle ahurie. Je suis libre ?
-A une condition.
Voilà le moment que je redoutais, Charlie aussi d'ailleurs, il avait peur de la réaction de sa fille.
-Super, grogna-t-elle comme à l'unisson de mon propre marmonnement.
-Ecoute, il s'agit plus d'une requête que d'un ordre. Tu es libre. J'espère seulement que tu utiliseras cette liberté de manière... judicieuse.
-Précise.
« Ho non comment lui expliquer ça ? »
-J'ai conscience que la compagnie d'Edward te suffit...
« Mais il faut pas qu'il n'y en ai que pour lui !! »
-Je passe aussi du temps avec Alice !
-Oui, mais tu as des amis en dehors des Cullen. Ou du moins, tu en avais.
Oui elle en avait, avant que moi et mon maudit univers vampirique ne viennent bouleversés sa vie ! Et maintenant elle voulait devenir comme nous, un vampire même si c'était inévitable de son point de vu, à cause de ce qui était arrivé en Italie il y a quelques mois.
-Quand as-tu discuté avec Angela Weber pour la dernière fois ? dit-il après un long moment.
-Vendredi midi, riposta-t-elle aussitôt.
Ce n'était pas un mensonge ; Angela, Ben et Mike (je me tendis rien qu'à la pensée de cette espèce de petit boutonneux) lui avaient pardonné sa... folie après que je l'ai... quitté. Je serrais les mâchoires assez fort pour coupé de l'acier. Je ne me pardonnerais jamais de l'avoir quitté.
-En dehors du lycée, insista Charlie me ramenant à l'instant présent.
-Comment aurais-je vu qui que ce soit en dehors du lycée ? Tu m'as punie, je te rappelle. Angela a un petit copain, elle aussi. Elle est toujours fourrée avec. Si tu décide de me lâcher la bride, nous pourrons sans doute sortir tous les quatre ensembles, d'ailleurs.
-J'entends bien. N'empêche... Toi et Jake étaient comme des siamois. Maintenant...
-Va droit au but. Quelle est ta condition ?
« Comment lui dire... allez garde ton calme. »
-J'estime que tu ne devrais pas négliger tes amis au profit du seul Edward, je ne pouvais être que d'accord avec lui je ne devais pas la priver de son existence. Bella, dit-il d'une voix ferme. Ce n'est pas bien. Je crois aussi que ta vie serait plus équilibrée si tu y intégrais d'autres personnes. Ce qui s'est passé en septembre dernier...
Elle sursauta, en même temps que moi.
-Eh bien, si tu avais eu une vie en dehors d'Edward Cullen, les choses se seraient déroulées différemment.
-Non, elles auraient été pareilles, murmura-t-elle
Je ne savais que penser.
-Va savoir.
-Qu'attends-tu de moi ?
-Que tu mettes à profit ta liberté pour fréquenter d'autres camarades. Que tu rétablisses l'équilibre.
-D'accord. As-tu défini des quotas ?
Comment sa d'accord ? Elle comptait revoir les loups-garous ? Ho pourquoi ne pouvais-je lire dans son esprit ?
-Restons simples. Je te demande simplement de ne pas oublier tes amis. Surtout Jacob.
Oh non pas lui, pas ce chien, pourquoi fallait-il que le père de mon unique amour s'attache seulement aux mauvaises personnes, d'abord Mike ensuite cet enfant !
-Ca risque d'être... difficile »
Pour une fois qu'elle était d'accord avec moi ! Je ne voulais pas entendre la suite et elle non plus ne serait pas d'accord si elle savait que je l'espionnais. Alors je m'éloignais, jusqu'à ce que je n'entende plus ni leurs voix ni les pensées de son père.
Je courais de puis quinze secondes environ quand enfin je n'entendis plus les pensées du père de Bella. Je m'arrêtais au milieu des bois et fis le vide dans mon esprit je ne voulais penser à rien. Je restais ainsi immobile pendant quelques secondes et repartis vers l'amour de ma vie, comme attiré par un fil invisible. Devant sa porte j'entendis mon nom et décidais de sonner.
« -J'arrive ! cria Bella.
-Qu'il aille au Diable ... » marmonna Charlie.
J'eu un sourire devant ces réactions contradictoires la fille, heureuse, et le père, contrarié.
Alors elle ouvrit la porte. Je la contemplais en souriant. Ses yeux balayèrent mon visage comme une caresse avant d'enfin plonger dans les miens. Ses yeux. Ils étaient une fenêtre ouverte sur son âme. Ces grands yeux marron que j'aurais pu contempler pendant des heures, des jours sans m'en lasser.
Elle tendit la main et soupira lorsque que mes doigts glacés se refermèrent sur les siens, tièdes. Son c½ur se calma comme apaisé par mon contact.
« - Salut !
Elle s'excusa de cet accueil banal par un petit sourire.
Je caressais sa joue du revers de la main. La soif me brûlait la gorge, mais je ne chassais pas et il s'agissait de celle que j'aimais le plus au monde.
- bon après-midi ?
- lent
- le mien aussi »
C'était on ne peut plus vrai. J'avais passé toute la fin de journée à attendre son visage que je ne voyais qu'à travers les faibles prunelles humaines de son père. Même si je devais résister à la soif je portais sa main à mon nez, autant pour me tester, que par plaisir. Son odeur était... magique. Très florale.
J'entendis son père arriver et laissait retomber nos mains toujours entremêlées, contre nos flans. J'imaginais sans mal la vision que Charlie aurait eu face à l'étrange couple qu'était le notre, moi humant sa peau d'un air avide et elle se laissant faire.
« - bon soir Charlie
- mggr »
Je fis comme si de rien n'était.
« - je t'ai apporté de nouvelles demandes d'inscriptions.
Elle gémit, ses traits exprimaient autant de curiosité que de renfrognement.
-Les inscriptions ne sont pas toutes clauses. Et puis certaines facs font des exceptions.
Je m'esclaffais devant son air réprobateur, elle imaginait sans aucun doutes la somme astronomique de dollars, et n'aimait pas que l'on dépense trop pour elle. A mon avis rien ne serait jamais assez pour elle, pour elle je ferais tout.
- Au boulot ! lançais-je en désignant la table de sa cuisine.
Charlie nous emboîta le pas.
« En plus il se débrouille toujours pour que je n'ai pas mon mot à dire, des demandes d'inscription pour la fac, comme si je pouvais dire non ! »
Elle débarrassa le couvert tandis que j'empilais les formulaires d'inscription. Lorsqu'elle déplaça Les Hauts Hurlevent sur le plan de travail je sourcillais et m'apprêtais à lâcher un commentaire, mais Charlie me devança.
« -A propos de candidatures, Edward « ark que je n'aime pas lui parler à celui-là ! » Bella et moi parlions justement de l'année prochaine. As-tu décidé de l'endroit où tu poursuivrais tes études ?
-Pas encore, je ne pus m'empêché de me vanter un peu. J'ai été accepté dans plusieurs facs. J'hésite encore.
-Où as-tu été admis « espèce de nul, si tu crois que je vais te laisser entraîner ma Bella dans une toute petite fac pourrie... » ?
-Syracuse, Harvard, Dartmouth. Sans compter l'université d'Alaska, dont j'ai reçu l'accord hier.
J'adressais un clin d'½il à Bella, qui étouffa un rire. Elle avait bien compris que si je mentionnais cette petite fac c'était uniquement parce que je savais que elle aussi y était reçu, ce que je savais grâce aux pensées de son père.
« Et en plus il est doué ! et merde. Mais quand même Harvard ... » Les pensées de Charlie étaient pleines d'amertume, mais il ne pouvait s'empêcher d'être impressionné.
« - Harvard ? Dartmouth ? marmonna le paternel de Bella, Eh bien, c'est... quelque chose. Bien sûr, l'Alaska ne saurait rivaliser avec les établissements de l'Ivy League. Ton père souhaiterais surement que tu...
-Carlisle se range toujours à mes discisions, quelles qu'elles soient.
-Hum « et s'ils allaient ensemble en Alaska ? Elle ne viendrait plus me voir... » Bella stoppa ses réflexions, mais lui enfonça un peu plus profondément la lame qui transperçait son c½ur depuis que j'étais revenue. D'un côté il est heureux que Bella ne soit plus triste, mais peiné car il ne la voyait plus beaucoup. Mais il s'interdisait de penser comme ça. Elle était heureuse et c'est tout ce qui comptait.
Entrant sans peine dans mon jeu Bella s'exclama d'une voix (un peu trop) enjouée.
« -Devine un peu Edward !
-Qu'y a-t-il, Bella ?? Répondis-je en feignant l'ignorance.
-Moi aussi je suis prise à l'université d'Alaska ! dit-elle en même temps qu'elle me montrait l'enveloppe.
-Félicitations ! Qu'elle coïncidence !
Charlie nous regardais, le front plissé. « Sa sent le coup fourré ou alors je m'y connais pas ! Je me demande bien quel coup foireux ils vont me faire ? »
-Bon, je vais regarder le match. Vingt et une heure trente, Bella.
-Papa ? Tu n'as pas oublié notre petite conversation sur ma liberté ?
Il poussa un long soupir. « Bien sur que je n'ai pas oublié... »
-Tu as raison. Vingt-deux heure trente, alors. Nous sommes en semaine, tu vas au lycée demain.
-Bella n'est plus punie ? Feignis-je de m'étonner.
-Sous certaine condition, et en quoi sa te concerne, d'ailleurs ? « Hein tu vas en profiter pour l'amener à l'autre bout du pays ? »
Bella lui lança un regard noir qu'il ne vit pas, il était bien trop occupé par ses pensées.
-Je suis content de l'apprendre, rien de plus. Alice trépigne depuis qu'elle n'a plus de partenaire de shopping. Je suis sur que Bella adorerait respirer un peu l'air de la grande ville.
« Non ! Elle ne croit quand même pas qu'elle va aller à Seattle ! »
-Pas question ! Rugit Charlie comme à l'écho de ses pensées.
-Voyons, papa, où est le problème ?
Elle ne comprenait pas et moi non plus. Son père ne pensait pas aux raisons de son refus mais uniquement à interdire à Bella de d'approcher de le grande ville.
-Je t'interdis d'aller à Seattle en ce moment.
-Pardon ?
-Je t'ai parlé de cette affaire de meurtres. C'était dans le journal. Seattle est en proie à une espèce de guerre des gangs, alors tu évite de t'y rendre. Compris ?
Mais bien sur ! Comment avais-je fait pour ne pas y penser plus tôt ? Je m'emparais du journal et parcourais la première page.
-J'ai plus de chances d'être frappée par la foudre que de ...
-Vous avez raison, Charlie. Et je ne pensais pas à Seattle. Plutôt à Portland. Moi non plus je ne tiens pas à ce que Bella aille là-bas. Cela va de soi.
Bella me lança un regard ahurit. Et après une minute de silence, pendant la qu'elle Charlie hésitait à me faire confiance, il décida qu'il ne pouvait rien faire pour l'instant (mes intentions étant plus que raisonnables).
-Parfait. Gronda-t-il avant d'aller voir l'ouverture du match.
Une fois que la télévision est couvert ses paroles Isabella voulu m'interroger. Pour elle c'était juste un tueur en série qui, même très dangereux, ne faisait pas le poids face à Alice et moi.
-Qu'est-ce que...
-Un instant.
Charlie était toujours à l'affut du moindre fait pour me flanquer dehors. Je poussais un formulaire d'inscription vers elle.
─ Tu devrais pouvoir réutiliser ta lettre de motivation pour celui-là, leurs questions sont les mêmes.
Bella poussa un soupir, et commença à remplir le formulaire, tandis que je réfléchissais à l'horreur qui était présente, comment la protéger d'un danger aussi éminent ? Elle qui s'attire toujours des ennuis dans les endroits les plus improbables ? Je regardais pas la fenêtre tout en écoutant les pensées de son père jusqu'à ce qu'il ne nous espionne plus et sois totalement absorbé par son match.
D'un coup elle écarta les papiers avec agacement.
-Bella ?
-Dartmouth, Edward ? Sois sérieux !
Je replaçais doucement le formulaire devant elle, il n'était pas question que je lui gâche ses années à la fac.
-Je crois que le New Hampshire te plaira. Ils proposent des cours du soir qui me conviendront. Et les forêts recèlent plein de promesses pour les marcheurs dans mon genre. La faune y est fabuleuse.
Je lui souris, de ce petit sourire en coin, auquel je le savais elle ne pouvait pas résister. Elle prit une profonde inspiration, mais je ne la laissais pas continuer. Je t'autoriserais à me rembourser tes études si ça doit te rendre heureuse, lui jurais-je. J'irais même jusqu'à te compter des intérêts.
-Comme s'ils allaient m'accepter sans un énorme pot-de-vin ! Ou étais-je comprise dans la promesse de don ? Une nouvelle aile Cullen pour la bibliothèque ? C'est dégoutant. Pourquoi faut-il que nous revenions sur le sujet ?
-S'il te plait, Bella, contente-toi de remplir ces documents. Demander ne coûte rien, non ?
-Tu sais quoi ? Il n'en est pas question.
Très souvent quand elle se mettait en colère une image s'imposait à moi, celle d'un petit chat en colère qui se prend pour un tigre. Mais là c'était différent ; c'était son bonheur qui était en jeu et je ne pouvais pas me permettre d'y nuire. C'est pourquoi je pris les papiers rédigeais sa lettre de motivation, imitais sa signature à une vitesse ahurissante d'un point de vue humain et enfonçais les documents dans ma poche.
-A quoi joues-tu ? Maugréa-t-elle
-J'imite très bien ta signature. Et tu as déjà rédigé ta lettre de motivation.
-Tu dépasse les bornes, fulmina-t-elle à vois basse. Je n'ai nul besoin de postuler ailleurs, j'ai été admise en Alaska.
Là-bas, j'ai presque de quoi régler mon premier semestre. C'est un alibi aussi bon qu'un autre. Inutile de jeter de l'argent par les fenêtres, que se soit le tien ou le mien.
Je sentis le chagrin se rependre sur mon visage.
-Bella,... J'étais presque en train de la supplier.
-Ne recommence pas. J'ai accepté de jouer le jeu pour donner le change à Charlie, mais nous savons très bien toi et moi que je ne serais pas en état de suivre des études à l'automne prochain. Et qu'un éloignement sera indispensable.
Elle avait raison bien sur, mais tant que je serais de ce monde (sinon vivant) elle aurait droit à tout les plaisir humain avant de devenir... un vampire.
-Je croyais que nous n'avions pas encore arrêté la date. Tu apprécieras peut-être de passer un ou deux semestres à la fac. Il y a beaucoup d'expériences humaines que tu n'as pas encore vécues.
-Je les vivrais après.
-Elles ne seront plus humaines, alors. Tu n'auras pas de deuxième chance, Bella.
-Sois raisonnable, il est trop dangereux de reculer l'échéance.
-Nous avons du temps devant nous.
Elle me fusilla du regard. Puis plusieurs émotions traversèrent son visage, d'abord colère, ensuite victoire et enfin tristesse. Je ne supportais pas de la voir triste. Elle m'avait tant manqué l'année passée, que le moindre de ses gestes étaient pour moi, un miracle. Et voir du chagrin sur son visage parfait était trop dur.
-Il n'y a pas d'urgence, Bella. Je voulais la rassurer, qu'elle ne voit pas mon visage tordus de tristesse à cause de son propre chagrin. Je ne laisserais personne te faire de mal. Tu peux prendre tout le temps que tu veux.
Lui volée son âme m'était insupportable. Mais elle voulait et devait devenir un vampire.
-Je suis pressée, murmura-t-elle, la vois tordus par la tristesse. Moi, aussi je veux être un monstre.
Je serrais les mâchoires, comment pouvait-elle dire ça ?
-Tu dis des bêtises.
Je lui mettais brutalement le journal devant les yeux pour qu'elle voie ce qu'on était, ce qu'elle serait, inévitablement.
-Quel rapport ?
Evidemment qu'elle ne voyait pas le lien, elle ne se doutait pas du nombre d'histoire liée à la notre. Je la mettais sur la voie :
-On ne plaisante pas avec les monstres, Bella.
De nouveau elle parcourut l'article puis leva les yeux vers moi.
-C'est... c'est l'½uvre d'un vampire ? Souffla-t-elle d'une petite voix.
J'eu un sourire sans joie devant son incrédulité.
-Tu serais surprise du nombre de fois où mon espèce est à l'origine des horreurs qui nourrissent vos informations d'humains, dis-je d'une voix glacée pour contenir ma haine envers ceux qui osaient se permettre de la mettre en danger. Ils sont facile à identifier, pour peu qu'on sache ce qu'on cherche. Ce journal n'annonce rien de plus que l présence d'un vampire nouveau-né, lâché dans les rues de Seattle. Sanguinaire, sauvage, incontrôlable. Comme nous l'avons tous été à non débuts.
Je ne pus m'empêcher de le penser, comme tu le seras aussi.
Comme elle évitait mes yeux, je décidais de poursuivre.
-Nous exerçons une surveillance depuis quelques semaines. Tous les signes sont là – disparitions inexpliquées, toujours la nuit, cadavres abandonnés n'importe comment, manque de preuves... Oui, un bébé tout neuf, un néophyte que personne n'a pris en charge. (Je poussais un long soupir.) Ce n'est pas notre problème. Nous n'y aurions même pas prêté attention si les évènements ne se déroulaient pas aussi près de chez nous. Cela arrive tout le temps, après tout. L'existence des monstres a des conséquences monstrueuses.
Isabella balaya l'article du regard une nouvelle foi, l'air profondément bouleversée par les noms qui s'étalaient sous ses yeux. J'attendis qu'elle parle.
-Mon cas sera différent, souffla-t-elle. Tu ne me laisseras pas devenir comme ça. Nous irons nous installer en Antarctique.
Je ricanai, allégeant l'atmosphère qui s'était alourdie.
-Des pingouins ? Formidable !
Bella partit d'un rire tremblotant sous l'effet de l'angoisse, elle fit tomber le journal, mais je ne précipitais pas pour le ramasser, elle n'avait pas besoin d'en reparler.
-L'Alaska, reprit elle. Mais un endroit un peu plus reculé que Juneau. Un endroit fourmillant de grizzlis.
-Les ours polaires sont très féroces. Et les loups plutôt imposants.
Elle se raidit d'un coup. Inquiet je l'interrogeais.
-Qu'y a-t-il ?
Elle ne répondit pas, je réfléchissais. Qu'avais-je dis ? J'avais parlé des ours et des ... loups. C'était cela. Elle ne supportait pas que j'évoque son ancien meilleur ami comme un repas potentiel. Je ne pouvais lui en vouloir, mais quand même ce n'était pas comme si j'avais dis Jacob !
-Bon, d'accord tant pis pour les loups, si l'idée te déplait tant que ça.
-Il était mon meilleur ami, Edward. Il est logique que l'idée me rebute, non ?
Non ne souffre pas à cause de moi.
-Pardonne ma maladresse. Je n'aurais pas dû suggérer ça.
-Ce n'est pas grave.
Bien sur que si sa l'était, et j'étais prêt à tout pour me racheter.
Elle baissa les yeux sur ses mains, qui ne formaient plus que deux poings. Je fis glisser mon doigt sous son menton pour lui faire lever les yeux vers moi.
-Désolé, vraiment.
-Je sais, je sais que ce n'est pas pareil. Je n'aurais pas dû réagir ainsi. Seulement ... il se trouve que je pensais à Jacob, avant que tu n'arrives.
Je me crispais. Elle s'en aperçu et du coup sa voix se fit suppliante.
- D'après Charlie, il ne va pas bien. Il souffre, et ... c'est ma faute.
- Tu n'es coupable de rien, Bella.
Comme si un être aussi adorable pouvait être coupable de quoi que ce soit !
- Il faut que j'arrange les choses ; je le lui dois bien. D'ailleurs, c'est l'une des condition de Charlie...
Encore une fois je me durcis, me transformant en statue.
- il est hors de question que tu traînes près d'un loup-garou sans protection, Bella. Elle était folle ou quoi ? Comment pouvait elle rien qu'envisager qu'elle se mette en danger alors qu'elle savait tout ce qu'elle représentait pour moi.
Or, si l'un de nous pénétrait sur leur territoire, cela romprait la trêve. Tu souhaites donc déclencher une guerre ?
- Non ! Bien sûr que non !
- Alors, inutile d'en discuter plus avant.
Je cherchais un autre sujet de conversation, quand je vis son livre derrière elle. J'eu un sourire.
- je suis heureux que Charlie ait décidé de t'autoriser à sortir. Tu as vraiment besoin d'aller dans une librairie. Je n'en reviens pas que tu relises Les Hauts de Hurlevent. Tu dois le connaître par c½ur, non ?
- Contrairement à toi, tout le monde n'a pas une mémoire photographique.
- Mémoire photographique ou pas, j'ai du mal à comprendre comment tu peux aimer ce roman. Les personnages sont des gens horribles qui se pourrissent mutuellement l'existence. Qu'on ait élevé Heathcliff et Cathy au rang de Roméo et Juliette ou d'Elizabeth Bennet et de M. Darcy me laisse pantois. Ce n'est pas une histoire d'amour, c'est une histoire de haine.
Au fur et à mesure que j'avais prononcé ces mots je m'étais rendu compte à quel point ils étaient vrais, mais aussi que cette tragique histoire me rappelait celle de Bella et moi.
-Tu es vraiment nul en littérature.
Malgré mes tristes pensées, j'affichais un air satisfait.
-Franchement, pourquoi le relire sans cesse ? Qu'est ce qui t'attire autant dans ce livre ?
J'étais très intéressé dès qu'il s'agissait de découvrir ce qu'il y avait dans sa tête. Je posais ma main sur sa joue, je savais (mais ne comprenais pas pourquoi) que mon contact l'apaisait.
- Je ne sais pas trop. L'inéluctable, peut-être. La façon dont rien n'arrive à les séparer, ni l'égoïsme de Cathy, ne la malfaisance de Heathcliff, ni même la mort...
Je méditais ses paroles tandis qu'un sourire moqueur se dessinait sur mon visage.
- L'histoire serait mieux si chacun était doué d'une qualité rédemptrice.
- L'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre est leur seule qualité rédemptrice.
- Alors, je te souhaite d'avoir plus de jugeote qu'eux et de ne pas commettre l'erreur de t'amouracher d'un être funeste.
Comme d'un vampire par exemple... pensais-je avec amertume. Je craignais toujours qu'elle me rejette en prenant soudain compte quel monstre j'étais, même si ça semblait peu probable du fait qu'elle m'aimait profondément (même si je n'en comprenais toujours pas la raison). Mais elle me rassura en contrant mes paroles.
- Il est un peu tard pour s'inquiéter de celui dont je tomberais amoureuse. Du reste, je crois m'être plutôt bien débrouillée
- J'en suis ravie. Elle ne saurait jamais quel effet cela faisait d'être celui à qui elle avait dit oui.
- Quand à toi, je te souhaite de ne pas t'éprendre d'une égoïste comme Cathy. C'est elle qui est à l'origine de tous leurs malheurs, pas Heathcliff.
- Je te promets de rester sur mes gardes.
J'avais dis cela mais bien sur son emprise sur moi était irréversible, incassable. Jamais je ne me lasserais d'elle. Jamais.
Elle soupira et posa sa main sur la mienne.
- Il faut que je voie Jacob.
Comme à chaque fois qu'elle prononçait son nom, la tristesse s'empara de moi, mais aussi de la colère ; c'était ma faute, si je n'étais pas partis, jamais elle n'aurait eu cette amitié avec ce... cette... chose.
- Non. Mon ton était sans appel mais elle insista.
- Il n'y a aucun danger. J'ai passé beaucoup de temps à La Push avec toute la bande, (toute la bande de loups-garous oui !!) et il n'est jamais rien arrivé...
Sa voix dérailla sur ces derniers mots, ils étaient mensongers. Je savais maintenant ce qu'avait signifié ce blanc dans l'esprit d'Alice, un loup avait essayé de la tuer. Décidant de ne pas m'énervé, je me calmais. Son c½ur s'affola, elle savait qu'elle mentait. J'hochais la tête.
- Les loups-garous sont instables, blessant parfois leur entourage. Ou les tuant.
Sa y est, j'avais touché le point faible, j'avais gagné. J'attendis qu'elle parle, ce qu'elle fit en murmurant :
- Tu ne les connais pas...
- Mieux que tu ne le penses, Bella. J'étais présent la dernière fois.
- La dernière fois ? Son air étonné me fit sourire intérieurement, elle était absolument adorable.
- Nos chemins ont commencé à se croiser il y a environ soixante-dix ans... Nous venions de nous installer près de Hoquiam. Alice et Jasper ne nous avaient pas encore rejoints. Nous étions plus nombreux que ces chiens, ce qui ne les aurait pas empêchés de se battre sans l'intervention de Carlisle. Il est parvenu à persuader Ephraïm Black que la coexistence était possible. C'est ainsi qu'un armistice a été conclu. Nous croyions la lignée éteinte avec la mort d'Ephraïm, d'ailleurs, et que la bizarrerie génétique à l'origine de leur transmutation s'était perdue...
Jusqu'à qu'elle arrive. Je ne lui en voulais, ce n'était pas sa faute ; c'était juste elle, elle attirait la poisse partout où elle allait.
- Ta poisse semble augmenter de jour en jour. Te rends-tu compte de ton insatiable attirance pour les dangers mortels a réussi le tour de force de ressusciter une meute de mutants ? si l'on embouteillait ta malchance, on obtiendrais une armes de destruction massive de tout premier ordre.
Suite à mes paroles elle eut un étrange air intrigué et quelque peu agacé. Et moi, comme toujours, je me demandais ce qu'elle pensait.
- Ce n'est pas moi qui les ai ramenés. Tu n'es donc pas au courant ?
- De quoi ? J'étais curieux, que pouvait-elle savoir sur les loups que j'ignorais ?
- Les loups-garous sont réapparus parce que les vampires étaient revenus. Je n'y suis pour rien.
Mais de quoi parlait-elle ?
- Jacob... (Pour une fois je ne me tendis pas, elle pensait à lui juste pour donner une explication) ...m'a expliqué que l'installation de votre clan dans la région avait déclenché le processus. Je croyais que tu le savais...
Elle s'en voulait d'avoir colporté un secret de son ami. Je décidais de continuer sur une autre voie.
- Telle est leur opinion ? maintenant qu'elle le disait cela paraissait logique.
- Les faits parlent d'eux-mêmes, Edward. Il y a soixante-dix ans vous êtes arrivés ici, les loups-garous on surgi. Aujourd'hui, vous revenez, eux aussi. Ce n'est pas une coïncidence.
- Voilà une théorie qui risque d'intéresser Carlisle.
Je me détendais peu à peu.
- Une théorie ?! railla-t-elle
Alors comme c'était nous qui étions à l'origine de leurs transformations ? J'eu pitié pour eux, nous leur avions gâché leurs existences. J'eu pitié, mais par pour tous, par pour lui. Qu'il souffre m'importais peu, plus même, ça me plaisait. Mais ça faisait souffrir Bella, alors j'essayais, j'essaierais d'être... clément ...
Tout à coup elle contourna la table et vint s'asseoir sur mes genoux, je refermais mes bras froids sur elle. Sans avoir besoin de lire ses pensées je savais ce qu'elle aillait dire.
- S'il te plaît, écoute-moi une minute – j'aurais pu écouter sa voix mélodieuse jusqu'à le fin des temps. Il ne s'agit pas d'une lubie consistant à faire un saut chez un vieil ami. Jacob souffre (tant mieux). Je n'ai pas le droit de ne pas l'aider, de l'abandonner au moment où il a besoin de moi sous prétexte que, quelquefois il n'est pas humain... Il a été là pour moi lorsque je ... lorsque je n'étais plus vraiment humaine non plus. Tu ignores ce que ç'a été...
Je me pétrifiais, mes mains n'étaient plus que deux poings. Je savais bien sûr depuis longtemps que, la plus grande erreur de mon existence avait été de la quitter, mais maintenant à cause de moi elle voulait aller risquer sa vie pour réconforter un loup-garou, qui ne méritait que de souffrir !
- Si Jacob n'était pas venu à mon secoure ... Je ne suis pas sûre de ce que tu aurais retrouvé en revenant ici. J'ai une véritable dette envers lui, Edward.
Je fermais les yeux. Serrais les mâchoires pour contenir ma rage envers moi-même. Tout, absolument tout était de ma faute.
- Je ne me pardonnerais jamais de t'avoir quittée. Même si je vis cent mille ans.
Elle posa sa main tiède, aussi légère qu'une plume, sur ma joue. Comme pour elle, son contacte m'apaisait. Je soupirais et rouvris les yeux. Elle reprit la parole.
- Tu voulais agir au mieux. Je suis persuadée que ça aurait fonctionné avec une fille moins cinglée que moi. Et puis, tu es là, maintenant, c'est l'essentiel.
- Si j'étais resté, tu n'estimerais pas nécessaire de risquer ta vie pour réconforter un clébard.
Je ne sais pas ce qui m'avais poussé à dire ça, d'ordinaire je faisais des efforts pour retenir les insultes qui me brûlaient la langue. Ce n'était que maintenant que je me rendais compte du sens de ces paroles. Si elle partait elle ne reviendrait peut-être pas... Ma gorge se serra. J'aurais eu les larmes aux yeux, si une telle chose avait été possible. J'essayais de lui faire comprendre ce qu'elle représentait pour moi.
- J'ignore comment formuler ça, et ça va te sembler cruel, mais j'ai déjà trop manqué de te perdre par le passé. Je sais les affres dans lesquelles cela m'a plonge. Je ne tolérais pas d'autres mises en danger.
─ Aie confiance en moi. Tout ira bien.
─ Je t'en pris, Bella.
J'essayais de puis toujours de la sauver de tous les dangers qui mettaient en danger sa vie.
─ Tâche de ne pas t'exposer. Fais-le pour moi. Je m'efforce de te préserver, ton aide n'est pas de trop, cependant.
─ Je vais essayer.
Mais elle ne renoncerait pas, tout comme elle n'avait pas renoncé à moi l'année dernière elle était têtue.
─ Devines-tu à quel point tu m'es précieuse ? Comprends-tu combien je t'aime ?
Je la serrais un peu plus fort contre moi, laissant la chaleur de son corps m'envahir. Elle embrassa mon cou. Et comme toujours lorsqu'elle me touchait, une sensation se rependait en moi, c'était comme si mon c½ur se mettait à rebattre pour elle.
─ Je sais combien je t'aime, dit-elle en insistant bien sur le « je ».
N'importe quoi, je levais les yeux au ciel (ce qu'elle ne vit pas) comme si elle pouvait m'aimer plus que moi je l'aimais.
─ C'est comparer un arbre frêle à une forêt.
Fragile, sa vie était comme son amour pour moi. Attendant que Jacob vienne prendre ma place. Tout à coup je fus inquiet. Mais elle reprit la parole et sa voix plus ce qu'elle dit suffit à me rassurer, pour l'instant.
─ Impossible.
Je soupirais de soulagement, et embrassais son crâne. Il n'en pèche que notre situation restait inchangé.
─ Pas de loups-garous.
─ Hors de question. Il faut que je rencontre Jacob.
─ Je t'en empêcherais.
Ma vois était dénuée d'hésitation, j'étais sûr de réussir, au pire je l'attacherais à un arbre. Cette pensée me fit sourire, Bella, se déchaînant comme une furie, et moi entrain de la contemplé.
─ C'est ce qu'on verra. Il reste mon amie.
Il reste mon ennemie.



ha sa c'est mieux que le prologue !! si vous aimez mettez des com's et je fais le prochain chapitre !!

# Posté le lundi 01 juin 2009 09:32

Modifié le lundi 01 juin 2009 13:07

Chapitre 2

Chapitre 2
Projet


Les jours qui suivirent cette dispute furent parfaits, Bella était heureuse, donc moi aussi. Et puis il y avait la fin de l'année qui approchait, même si elle ne signifiait pas la même chose pour nous deux, c'était quand même avec impatience que nous attendions la délivrance. Elle car quoi qu'il arrive elle serait vampire d'ici peu. Moi, car, je savais qu'elle voulait que ce soit moi qui la transforme (comme ça je marquais mon accord pour qu'elle me suive partout pour l'éternité). Et comme lui voler sa vie, son âme, me répugnait ; je pourrais peut-être marchander une ou deux années à la fac. Peut-être même qu'elle s'y plairait tellement qu'elle voudrait restée humaine un an de plus ? Mais là je me laissais emporter par mon imagination. Si j'arrivais à reculer l'échéance ne serais-ce que d'un an, ce serait déjà formidable, vu la tête de mule qu'elle était. Quoi qu'il en soit nous étions tout les deux de très bonne humeur à l'heure du déjeuner. « Ho non il me reste encore toute la branche de ma mère... je me demande si Bella a finit... » Comme souvent en ce moment, les pensées d'Angela concernait les invitations à la remise des prix. J'aimais beaucoup Angela, elle était douce et gentille avec Bella, amicale envers Alice - amicale envers un vampire ! Elle nous avait accepté. Par respect pour sa vie privée autant que par gratitude, j'évitais de lire ses pensées ; quand cela se produisait, je ne découvrais que des pensées amicales, sa curiosité était réelle. Pas comme Jessica qui elle, voyait en Bella, une source de ragots.
Je portais le plateau de Bella jusqu'à notre table habituelle, quand Angela questionna Bella :
─ As-tu déjà envoyé tes cartons d'invitation ?
─ Non. C'est inutile. Renée est au courant, et je n'ai personne d'autre à prévenir.
« Qu'elle chance ! »
─ Et toi, Alice ?
─ J'ai terminé, répondit ma s½ur en souriant.
« Comme si j'allais fêter ça ! Par contre Bella... ». Mais Angela coupa ses cogitations sur une éventuelle fête pour Bella.
─ Qu'elle veine ! Ma mère a des milliers de cousins et exige que je rédige à la main une invitation à chacun. Je vais me coller un syndrome du canal carpien. Je redoute l'épreuve, or je ne peux plus la reculer.
─ Je t'aiderais. Si tu ne crains pas mon écriture abominable.
Je souris, voilà qui était bien. Elle allait obéir à son père sans pour autant fréquenter des loups-garous. Elle m'observa du coin de l'½il, en pensant que je ne la voyais pas. Son visage exprimait une sorte de ... je ne sais comment exprimer ça. Mais je su qu'elle lisait en moi, parfois nous nous comprenions sans avoir besoin de mot. C'était toujours des instants magiques...
─ Comme c'est gentil ! « Merci mon Dieu d'avoir crée une personne aussi gentille ! » (Je ne pouvais qu'être d'accord) Dis-moi quand je peux passer.
─ Je préférerais qu'on fasse cela chez toi, si ça ne te gêne pas. Je suis lasse de mes quatre murs. Charlie a levé ma punition hier soir.
─ Vraiment ? Toi qui te croyais condamné à vie !
─ Je suis aussi étonnée que toi. J'étais sûre qu'il ne relâcherait pas le garde avant le bac.
─ En tout cas, c'est génial, Bella. Il faut que nous fêtions ça !
─ Tu n'imagine pas comme je suis heureuse.
─ Voyons un peu, pépia Alice ; que j'avais presque oublié, tant elle était discrète. Comment pourrions-nous célébrer la bonne nouvelle ? « Peut-être une virée à Paris ? Histoire de fêter ça sous la Tour Eiffel ? Je suis sûre qu'elle n'y est jamais allée ... »
Mais ses pensées furent de nouveau interrompue, par Bella cette fois :
─ Quels que soit tes projets, je doute d'être libre de mes mouvements à ce point.
─ Ton père a levé ta punition, oui ou non ? « Enfin Edward dit-lui toi ! Dis-lui qu'elle faut qu'elle sache s'amuser un peu !! »
Je levais les yeux au ciel, ce dont personne ne s'aperçu. Mais ce qu'Alice avait oublié, c'est que Bella était une fille responsable.
─ Oui. N'empêche, il y a encore quelques restrictions. Ne pas sortir des Etats-Unis, par exemple.
Angela et Ben s'esclaffèrent mais Alice était déçu, je ne pus m'empêché de sourire devant son air boudeur. « Son père acceptera quand même une petite soirée... » Elle n'allait pas abandonner comme ça. Elle se concentra brièvement sur le futur, pour voir si une fête aurait lieu ou non. Je perçu une image ou Bella nous regardait jouer, Alice et moi, au échec ; chez nous. Mais pas de grandes extravagances. Malgré tout elle continua à insister, si Bella acceptée, le futur se modifierait.
─Alors, qui fait-on ce soir ?
─ Rien. Ecoute, attendons quelques jours pour nous assurer qu'il ne plaisante pas. De toute façon, nous sommes en milieu de semaine.
─ Très bien ! On organisera quelque chose ce week-end.
─ C'est ça.
Mais bien entendu, c'était juste pour calmer Alice et ses pensées fêtarde. Bien sûr je n'étais pas contre une petite soirée chez moi –ce que ma s½ur avait vue- mais cela me suffisait amplement.
Angela et elle commencèrent à parler d'une sortie en ville, Ben replongea dans sa Bande Dessinée, tandis que j'essayais de comprendre pourquoi un air triste commençait à s'installer sur le visage d'Isabella. D'accord Alice voulait faire une fête, mais généralement Bella trouvait ça amusant de voir son enthousiasme déborder.
─ Alice ? Alice ?
La voix d'Angela me tira de mes pensées, aussitôt, je cherchais celles d'Alice. Ce qu'elle vit du futur me laissa... il n'y a pas de mot pour décrire l'horreur qui me submergea.
Victoria. Alice la voyait, nous la voyions, ici, à Forks, devant Bella. Dans un moment de pareille horreur, une seule chose pouvait encore m'atteindre ; Bella. Si elle remarquait mon visage était soudain empli de colère, de peine, de consternation ; elle poserait des questions. Je devais la protéger. La protéger de la réalité. Alors, j'éclatais de rire. Quelque chose de naturel, dans une situation naturelle, quatre adolescents déjeunant à la cafétéria. Mais pour quand même la faire réagir, je donnais à ma s½ur un coup de pieds sous la table. Elle tressaillie, mais resta figée dans sa stupeur. Je poussais mon humanité jusqu'au bout, jouant l'indifférence quand un danger si grave menaçait l'élue de mon c½ur froid.
─ Tu fais déjà la sieste, Alice ?
Se moquer des gens était chose naturelle chez les humains. Enfin elle réagit.
─ Désolée, je rêvassais.
─ C'est toujours mieux qu'affronter encore deux heures de cours... commenta Ben dont la présence m'était sortit de l'esprit.
Alice réintégra la discussion avec un peu trop d'entrain. Une seule fois nos regards se croisèrent, et ce qu'elle pensa fit sur moi l'effet d'une bombe ; je savais ce qu'elle allait dire, ce qu'elle allait penser, mais quand elle le fit, malgré ma préparation je ne pus retenir un frisson : « Elle arrive ».
Muet comme une carpe, je jouais avec les cheveux de Bella. Tout en elle me faisait penser à un miracle. Tout était beau chez elle. Je le savais depuis longtemps, mais la pensée que Victoria arrivait, et que je n'arrivais pas à écarter Bella, me le montrait plus clairement que jamais.
Et si elle s'était rendue compte que l'absence d'Alice n'était pas due à une inattention ? Et si elle avait remarqué qu'Alice avait eu une vision ? Mes soupçons se transformèrent en certitudes, quand je sentis son corps se figé contre le mien. Aussi, durant tout le reste de la journée je me débrouillais pour ne pas rester seule avec elle, allant jusqu'à proposer mon aide à Mike Newton pour sa voiture qui avait des ratés...
─ Elle refuse de démarrer, pourtant je viens de changer la batterie. « Comment ça ce fait qu'il me parle je pensais qu'il me haïssait ? Ou alors il veut se la péter près de Bella ? ».
Il n'avait pas tort sur les deux tableaux. Oui, je le détestais et non, c'était juste pour protéger Bella d'une terrible, et pourtant réelle, fatalité.
─ Un problème de câbles, peut-être ?
« C'est vraiment étrange... Bella aussi a l'air étonné... »
Ainsi donc elle avait remarqué mon comportement particulier. Mais aussi, il aurait été stupide de penser qu'elle puisse ne pas remarquer que, tout à coup, je me montrais amical envers mon ancien rival.
─ Je n'y connais rien en bagnoles. Je devrais porter la mienne au garage. Malheureusement, Dowling est trop cher.
« Mais bien sûr toi tu t'y connais Mr. Parfait ? »
Son étonnement n'avait pas entièrement enfouis la haine que nous partagions l'un pour l'autre.
─ Je me débrouille un peu. Je jetterais un coup d'½il, si tu veux. Le temps de ramener Alice et Bella à la maison, et je suis ton homme.
Où plutôt ton vampire. J'eus un petit sourire suite à cette pensée.
« Je le savais qu'il allait me proposer ses services, mais là, même pas en rêve ! Il ne touchera pas à ma voiture ! Qui sait si je la reverrais un jour ?! »
─ Euh... merci. Il fait que j'aille bosser, là. Une autre fois, peut-être. « Ou peut-être pas, pove nul »
Je fus surpris par la différence entre ses pensées, assurées ; et sa voix, hésitante.
─ Pas de soucis ! Dis-je d'une voix faussement enjouée, alors qu'en ce moment rire était ma dernière envie.
Alice nous attendais dans ma Volvo. « Tu lui à dis ? » je fit rouler mes yeux de droite à gauche, en signe de négation.
« Je vais t'aider, mais tu devrais lui dire. »
─ Qu'est-ce que ça signifie ?
Bella n'était pas dupe, je lui répondis de la même façon, en murmurant, et en lui tenant la portière.
─ Je rends service, c'est tout.
Alors, Alice commença à nous débiter un discours sur la mécanique, Rosalie, sur le fait qu'elle voulait sa Porsche Jaune que je lui avais promise. Bella n'écoutais pas du tout, moi, qu'à moitié. Arrivé devant notre villa je déposais Alice à l'entrer du chemin. « Tu vas lui en parler, non attend –elle se concentra brièvement- non tu ne vas pas le faire, et pourtant tu vas lui dire, c'est claire comme de l'eau de roche. » J'hochais le menton, ma manière de lui dire de rentrer. Moi aussi j'étais certain de devoir lui dire, un jour, mais pas aujourd'hui, je ne pouvais m'y résoudre alors que la vision d'Alice ne se réaliserait que dans plusieurs semaines, ou même pas du tout. Je m'accrochais à cet espoir de toutes mes forces, priant, pour qu'il n'arrive rien à Bella.
Un silence de mort régnait dans la Volvo quand nous arrivâmes devant la maison du chef Swan.
─ Pas beaucoup de devoirs, ce soir. Je faisais des commentaires inutiles pour la distraire. Même si mon mensonge était prêt, je redoutais ses questions.
─ En effet.
─ A ton avis, suis-je de nouveau autorisé à entrer ?
─ Charlie n'a pas piqué sa crise lorsque que tu es passé me chercher ce matin.
Nous montâmes directement dans sa chambre. Je m'allongeais sur son lit, ignorant totalement son exaspération, qu'elle affichait clairement.
Elle mit en marche son ordinateur, son antiquité. Je lui en aurais bien acheté une autre, mais elle ne supportait pas que l'on dépense pour elle. Alors j'attendis comme elle que l'engin se mette en marche. Impatiente, ses doigts tambourinaient le bureau en un staccato. Je m'approchais sans bruit et posais ma main sur la sienne
─ Serait-on impatiente, aujourd'hui ?
Elle releva la tête, prête à répliquer ; mais mon visage à seulement quelques centimètres du sien, la coupa dans son élan. Son c½ur eu un raté. Je m'approchais doucement, et posais mes lèvres sur les siennes.
Si j'avais pu, j'aurais passé l'essentiel de mon temps à embrasser Bella. De tout ce que j'avais vécu, rien n'était comparable à cette sensation. Mais Victoria revenait, et chaque regard, chaque baiser, me donnait l'impression d'être le dernier. Aussi je lâchais un peu ma garde. Mes doigts fourragèrent dans ses cheveux. Ma deuxième main glissa le long de son dos et amena son corps plus près du mien, tandis que ses mains crochetaient ma nuque. Une vague de désir me submergea, mais elle frissonna. Mon corps glacé déclenchait ses réactions d'humaine. Je la relâchais, consciente que je l'écarterais dans peu de temps, elle se colla à moi, sa langue passant mes lèvres comme une caresse. A contre c½ur, alors que tout en moi voulait rester avec elle, contre elle pour l'éternité ; je l'éloignais de moi, brisant sans effort l'étau de ses bras. Elle y avait mis toutes ses forces, un petit rire m'échappa. La vague ne s'était pas encore retirée, mais sa sécurité passait avant tout. Je soupirais.
─ Ah, Bella !
Pourquoi fallait-il qu'il n'y ai que moi pour contrôler mon désir ?
Pourquoi fallait-il qu'elle me désir autant, me rendant la tâche si difficile ?
─ Je m'excuserais si j'étais désolée, mais ce n'est pas le cas.
─ Ce que je devrais regretter, ce qui n'est pas le cas non plus.
Bien sûr je n'aurais pas dû être heureux, content qu'elle me désir autant. C'était dangereux pour elle. Mais c'était une preuve de plus qu'elle m'aimait, comme je l'aimais. Elle m'aimait de tous les amours, tantôt j'étais le grand frère, l'ami, auquel elle se confiant ; tantôt le garçon qu'elle aimait, avec les côtés nobles et moins nobles de l'amour. Mais c'était sa sécurité qui primait.
─ Je crois que je vais retourner sur le lit.
─ Si tu estimes que c'est nécessaire.
Je lui souris, son petit c½ur s'affola. Puis je me dégageais, pour aller m'asseoir sur son lit.
Sa machine gémissait, elle devait répondre aux e-mails de Renée. J'attendais avec impatience qu'elle réponde à ce mail.
Tout simplement car Charlie avait dit à Renée, de demander des nouvelles de Jacob à Bella. Je voulais savoir comment elle réagirait.
Elle mit longtemps à répondre, elle rassura sa mère, puis je m'approchais en silence pour voir ce qu'elle écrivait sur ce qui m'intéressait.

Jacob va bien, je crois. Je ne la vois guère ; il passe la plupart de son temps avec une bande d'amis à La Push.

Elle ajouta mon salut et cliqua sur envoyer. Alors mon regard se posa sur la boîte noire qui avait été arraché à son tableau de bord. C'était la radio que nous lui avions offert. Ce qui me rappela qu'Esmée lui avait offert des billets d'avion pour aller voir sa mère. Si nous partions, Bella serait à l'abri de Victoria pendant au moi deux jours. Alice ne savait pas quand cette dernière reviendrait, ça pouvait être ce week-end ou dans un moi. Je décidais de jouer la carte de la prudence. Nous partirions en Floride chez sa mère, ce week-end.
Je savais que Bella ne se serait pas très entrain à quitter son père sitôt après que celui-ci l'est pardonné. Mais il s'agissait de sa vie. Même si lui faire du mal me répugnait, il le fallait. Je décidais de ne pas y aller directement, alors, en prenant un air faussement tragique, je m'horrifiais sur cet ancien cadeau.
─ Nom d'un chien ! Que lui as-tu fais subir ?
─ Je n'arrivais pas à l'extraire de son tableau de bord.
─ Alors, tu t'es sentie obligé de la torturer ?
─ Je ne suis pas douée avec les outils, tu le sais. C'était involontaire.
─ C'est un meurtre, oui !
─ Bah
─ Ils seraient blessés s'ils l'apprenaient. Heureusement que ta punition t'a tenue loin de chez nous. Je vais devoir le remplacer avant qu'ils ne remarquent quelque chose.
─ C'est gentil, mais j n'ai pas l'usage d'un appareil aussi sophistiqué.
─ Ce n'est pas pour toi que j'en rachèterais un.
Elle soupira. Je passais à l'attaque.
─ Tu as vraiment maltraité tes cadeaux. Dis-je en m'éventant avec le petit rectangle plat qui contenait les billets.
Elle ne dit rien. Comme moi elle devait être réticente à aborder le sujet de son dernier anniversaire. Je continuais.
─ As-tu conscience qu'ils sont sur le point d'expirer ?
Elle répondit d'une vois neutre.
─ Non. Je ne me souvenais même plus que je les avais.
Bien, elle n'avait pas encore refusé. A moins qu'elle n'est pas encore comprit où je voulais en venir, j'étais prudent.
─ Il nous reste encore un peu de temps. Tu n'es plus punie, et nous n'avons aucun projet pour ce week-end, puisque que tu refuse d'être ma cavalière au bal de fin d'année –elle grimaça. Et si nous fêtions ta liberté retrouvée ainsi ?
─ En rendant visite à Renée ?
─ Il me semble t'avoir entendue di que le territoire américain t'étais permis.
Elle me toisa avec suspicion, cherchant à découvrir une raison à cette étrange proposition. Je tâchais de garder un visage impassible, qui ne trahissait rien.
─ Alors ? Insistais-je. Oui ou non ?
─ Charlie s'y opposera.
Je m'étais préparé à un argument de ce genre, ma réplique était prête.
─ Il n'a pas le droit de t'interdire e voir ta mère. De plus, elle a officiellement ta garde.
─ Personne n'a ma garde. Je suis majeur.
─ Certes.
Cet argument de plus était en ma faveur. Elle m'en faisait cadeau. J'attendis patiemment qu'elle délibère, seule, dans sa tête, en proie à un conflit avec elle-même. D'un côté elle mourrait d'envie de voir sa mère. De l'autre, elle n'avait pas envie de se fâcher avec son père.
─ Pas ce week-end, finit-elle par décréter.
─ Pourquoi ?
─ Je refuse de me battre avec Charlie. Pas si tôt après qu'il m'a pardonné.
─ Moi, je trouve que ce serait parfait.
─ Non. Une autre fois.
─ Tu n'es pas la seule à avoir été confinée dans cette maison.
C'était poussé un peu loin mon habilitée à mentir. Pour plusieurs raisons c'était un malhonnête. Premièrement, qu'importe où on était, du moment qu'on était ensemble le reste m'importait peu. Et deuxièmement, tout le temps –sauf quand ça mettait sa vie en danger comme ici- je lui cédais ses moindres désirs, je lui accordais tout. Elle m'aurait demandé la Lune, j'aurais essayé. Pour elle.
─ Tu peux aller où bon te semble.
─ Le monde sans toi ne m'intéresse pas.
Ce n'était que vérité. Le monde sans elle...
Bella leva les yeux au ciel.
─ Je suis sérieux, protestais-je.
Comment pouvait-elle douter de cela ?
─ Commençons doucement, d'accord ? Par un film à Port Angeles par exemple...
Si elle n'était pas d'accord, je ne pourrais rien y changé, et je le savais, elle était bien trop têtue.
─ Laissons tomber. On en reparlera une autre fois.
─ Tout a été dit à ce propos.
J'haussais les épaules, je n'avais pas dis mon dernier mot.
─ Parfait. Autre chose : qu'est-ce qu'Alice a vu aujourd'hui, au déjeuner ?
Ainsi donc, elle s'en était rendu compte. Mais j'aurais dû m'en douter, elle était tellement observatrice.
─ Jasper. Dans un drôle d'endroit. Quelque part dans le sud-ouest, d'après elle. Pas loin de son ancien clan. Or, il n'a aucune intention consciente de retourner là-bas. Cela l'inquiète.
─ Oh !
C'est bon, elle m'avait cru.
─ Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé plus tôt ?
─ Il m'avait échappé que tu t'en étais aperçue. De toute façon c'est sûrement sans importance.
Nous descendîmes au rez-de-chaussée pour faire nos devoirs. Je finissais les miens en quelques minutes, j'en profitais pour l'aider dans les maths, et réfléchir au moyen de la convaincre d'aller en Floride ce week-end.
Puis, vint l'heure où elle prépara le dîner pour Charlie, je grimaçais devant les ingrédients qu'elle utilisait. Tout cela sentait tellement, tellement... mauvais !
Enfin Charlie arriva, il était d'excellente humeur. Tant mieux, cela me laissais plus de chances pour mettre mon plan à exécution. Avant que Bella ne serve, j'inventais un soi-disant sandwich, déjà avalé, et filait regarder les informations dans le salon. Contrairement à ce que je croyais, je ces dernières m'intéressèrent. Il y était question de plusieurs meurtres, toujours à Seattle, le meurtrier n'avait pas encore été retrouvé. C'était l'½uvre d'un nouveau né, sans doute aucun. Mais le bilan s'alourdissait, me vint alors une pensée terrifiante, et si ce n'était pas qu'un nouveau né ? Si s'en était plusieurs ? Plus j'y pensais, plus j'en étais convaincu. Il y avait trop de morts pour les attribuer tous à un seul vampire. Oh non ! Pourquoi fallait-il que ça recommence ? Pas une nouvelle guerre ! Car si guerre il y avait, les Volturis viendrait régler le problème eux-mêmes, et s'ils découvraient que Bella était encore humaine... je fus tiré de mes pensées pas d'autres, presque aussi déplaisantes. « On va aller chez Jacob, sa lui changera de Edward, il paraît que lui et sa famille ne mettent jamais les pieds à La Push. »
Je décidais de rejoindre Bella à la cuisine pour l'aider dans la vaisselle. Je m'emparais d'un torchon, Charlie soupira mais n'insista pas. « Après tout, c'est leur vie. Ils auront tout les deux, leurs déceptions en amour... je ne dois plus m'en mêler » C'était le moment idéal pour attaquer. Il venait de dire qu'il ne se mêlerait plus de notre vie, nous pouvions donc aller en Floride sans son accord.
─ Charlie ?
Il stoppa net. « Que me veut-il encore lui ? »
─ Oui ?
─ Bella vous a-t-elle dit que mes parents lui avaient offert des billets d'avion à son anniversaire afin d'aller voir Renée ?
De surprise, Bella laissa tomber l'assiette qu'elle était entrain de laver. En chutant elle nous aspergea tous d'eau savonneuse. Charlie ne s'en aperçu pas.
─ C'est vrai, Bella ?
─ Oui.
Il se tourna de nouveau vers moi.
─ Je n'étais pas au courant, non.
─ Je vois, murmurais-je, diabolique...
─ As-tu une raison de soulever la question aujourd'hui ?
« Tu vas me l'enlever, hein ? »
─ Leur validité est sur le point d'expirer, expliquais-je. Je crains qu'Esmé ne se vexe si Bella n'utilise pas son cadeau. Certes, il suffirait de lui dissimiler, mais...
« Ce n'est pas une si mauvaise idée... ça fait longtemps qu'elle n'a pas vu sa mère, elle doit lui manqué... »
─ Ce ne serait pas une si mauvaise idée que tu rendes visite à ta mère, Bella. Elle serait contente. Je ne comprends pas pourquoi tu ne m'en as pas parlé.
─ J'ai oublié, marmonna-t-elle.
Ou plutôt elle avait voulu oublier.
─ Edward, tu as mentionné des billets. Combien il y en a-t-il exactement ?
─ Un pour elle et... un pour moi.
Cette fois l'assiette tomba au font de l'évier. Charlie soupira. « J'en étais sûr... Et si...» alors une image vint apparaître dans sa tête : Bella le ventre arrondis, le visage déformé par la douleur, moi, le dos tourné, l'abandonnant.
─ C'est hors de question ! S'emporta soudain Charlie. « Tu vas pas la mettre enceinte ! »
─ Pourquoi ? Insistais-je –et j'eu énormément de mal à ne pas m'écrier quelque chose qui ressemblerait à « ne vous inquiétez pas ! Elle ne sera pas enceinte ! ». Rassemblant mes idées, je poursuivais. Vous venez de dire que ce serait une bonne idée que Bella voit sa mère.
─ Tu n'iras nulle part avec ce garçon, jeune fille ! Continua son père, m'ignorant totalement, bien qu'une petite part de son cerveau pansait toujours à moi avec une haine absolue.
─ Je ne suis plus une enfant, papa. Et je ne suis plus punie, je te rappelle !
Ce que Bella et moi avion redouté allait se produire, elle allait se disputer avec son père.
─ Oh que si ! A partir de toute suite.
─ En quel honneur ?
─ Parce que je l'ai décidé. « Et parce que tu n'iras pas coucher avec ce type ! »
─ Je te signale que je suis majeur.
─ Ceci est ma maison. Tu obéis à mes règles !
─ Ah oui ? Sa vois colérique vira soudain au glaciale. Tu veux la jouer ainsi ? Très bien. Quand souhaites-tu que je parte ? Dès ce soir ? Ou ai-je quelques jours pour emballer mes affaires ?
Le sang monta au visage de Charlie, l'empourprant de rage et de honte. Bella inspira profondément pour se calmer.
─ Je ne protesterais jamais contre une punition tant qu'elle sera méritée. Mais je refuse de faire les frais de tes préjugés.
En guise de réponse, il ne put qu'articuler des phrases incohérentes, au contraire, ses pensées étaient parfaitement claires, et pleine de tristesse. « Mais c'est pour ton bien, je suis ton père ! ». Bella poursuivit.
─ Tu sais très bien que j'ai le droit de voir maman ce week-end. Tu ne t'y opposerais pas si j'y allais avec Alice ou Angela.
─ Des filles, lâcha-t-il.
─ Réagirais-tu ainsi si je partais avec Jacob ?
Comme à chaque fois qu'elle prononçait son nom, je me renfermais. Son père, lui, ne savait que dire. « Non, bien sûr que non ! Mais ce n'est pas pareil, ils ne sont pas ensembles ! Et Edward est tellement plus mûr, et si... il avait envie de... » Ces pensées éveillèrent de drôles de sentiments en moi. Je n'y avais jamais réellement pensé, enfin, si un peu tout de même, mais... pouvais-je rien qu'envisager de... non. C'était bien trop dangereux pour elle, quand elle serait immortelle, oui. Charlie se ressaisit.
─ Oui. Cela m'ennuierais aussi.
─ Tu mens mal, papa.
─ Bella...
─ Ce n'est pas comme si j'allais à Las Vegas pour assister à un spectacle cochon. C'est maman, dont il s'agit. Elle est tout autant responsable de moi que tu ne l'es.
« Ah bien sûr ! Même si c'est toi qui veille sur ta mère depuis toujours, elle peut s'occuper de toi ! »
─ Serais-tu en train de suggérer que maman n'est pas capable de veiller sur moi ?
Il tressaillit.
─ Méfie-toi que je ne lui rapporte ça.
─ Tu n'as pas intérêt. Tout cela ne me plait pas, Bella.
─ Cesse de te montrer bourrichon, et ça ira mieux ! Mes devoirs sont terminés, tu as dîné, la vaisselle est faite, et je ne suis plus punie. Je sors. Je serais rentrée avant 22H30.
─ Où vas-tu ?
─ Je n'en sais rien. Je resterais dans un rayon de quinze kilomètres. D'accord ?
─ Mrgn,
« Il va falloir que nous ayons une discussion sur le ... sexe aaah » Ainsi il voudrait donner une leçon sur le sexe à Bella ? ... intéressant.
Il sortit de la cuisine à grands pas.
─ Nous sortons ? Murmurais-je d'une voix ravie.
C'était parfait. Même si je n'avais pas aimé la voir se quereller avec Charlie, nous allions en Floride ce week-end, elle était hors de danger. Et pour finir, une soirée nous attendait. Mais si moi j'étais d'excellente humeur, elle non.
─ Oui. J'ai deux mots à te dire en privé.
Elle attendit que nous soyons dans la voiture pour exploser.
─ Qu'est-ce qui t'a pris ?
Elle n'imaginait pas à quel point sa colère était adorable.
─ Je sais que tu as envie de revoir ta mère, Bella. Tu en as parlé en dormant. Tu t'inquiètes pour elle.
─ Ah bon ?
Se fut comme si je lui avais vidé un sceau d'eau froide sur la tête.
─ Oui. Comme tu avais la frousse d'affronter Charlie, je me suis borné à intercéder en ta faveur.
─ Tu plaisantes ? Tu m'as jeté dans la fosse aux lions, oui ?
─ Je n'ai pas eu l'impression que le péril était si grand.
Par rapport à ce qui l'attendait en rentrant, ce n'était vraiment rien.
─ Je t'avais pourtant averti que je ne voulais pas me disputer avec mon père.
─ Tu n'y étais pas forcée.
Ce n'était pas moi qui l'avait obligé à haussé la voix.
─ C'est plus fort que moi. Quand il se met à être injuste, mes instincts adolescents reprennent le dessus.
─ Je n'y suis pour rien, rigolais-je.
Comme ce devait être étrange... des instincts adolescents.
Je contemplais la nuis tranquillement. Un silence paisible s'installa. Bella le rompit. Les humains n'aimaient pas le silence.
─ L'urgence soudain d'une visite en Floride aurait-elle un lien avec la fête chez Billy ?
─ Du tout. Que tu restes ici ou que tu sois à l'autre bout du monde n'y changerais rien : tu n'irais pas.
Elle serra les poings, serra les dents, tout en ce mordant les lèvres –sans doute pour s'empêcher de hurler.
Je soupirais.
─ Bon, où va-t-on ?
─ Chez toi ? Je n'ai pas vu Esmé depuis longtemps.
─ Cela lui fera plaisir. Surtout quand elle apprendra où nous allons ce week-end.
Vaincue, elle ronchonna le reste du trajet.



J'aime bien ce chapitre... et vous ??

# Posté le lundi 01 juin 2009 14:11

Modifié le mardi 02 juin 2009 14:28

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sa me fait vraiment plaisir que vous passiez sur mon blog mais laisser des com's !! j'ai 1 com's et plus de 20 visites !! mettez au moins un com's si vous voyes ce blog !!!
please !!

# Posté le mardi 02 juin 2009 12:45